Expositions
Flowers
Exposition collective
3 avr. 2026 – 28 mai 2026
À première vue, la fleur semble un motif épuisé — décoratif, consensuel, presque anachronique.
Pourtant, c’est précisément dans cette évidence que réside aujourd’hui sa nécessité. Dans un monde marqué par l’érosion des récits collectifs, avec l’exposition FLOWERS la galerie Pron interroge la possibilité d’un langage commun et rappelle que la beauté demeure une expérience partagée, peut-être l’une des dernières.
Avec sa première exposition thématique, la galerie Pron propose une exploration fidèle à son ADN : un dialogue entre art moderne, art contemporain et design d’exception.
Les formes fossiles datant de plusieurs centaines de millions d’années, la trace florale apparaît comme l’un des premiers signes d’organisation du vivant. C’est cette profondeur temporelle qui irrigue l’ensemble de l’exposition, jusqu’aux pratiques contemporaines de Pietro Ruffo, Alice Gavalet et Rémy Pommeret.
La galerie est également fière de présenter une performance de Niyaz Najafov, réalisée incognito au Louvre en 2018.
Pour la première fois, la galerie Pron expose des œuvres inédites d’Alessandro Twombly conçues spécialement pour l’exposition. Elles convoquent la mémoire des formes organiques tout en affirmant une présence picturale intense, presque méditative.
Le dialogue se prolonge dans le champ du design avec un ensemble de mobilier du début du XXe siècle signé Ernesto Basile, figure majeure de l’Art Nouveau sicilien, où la ligne florale devient structure. Cet ensemble dialogue avec un fauteuil produit par Liberty of London au Japon à l’apogée de l’Art Nouveau, ainsi quune pièce maitresse de Kibo Kodama réalisée dans les années 1970 aux couleurs psychédéliques.
La photographie introduit un point de bascule avec un tirage original de La Jeune fille à la fleur de Marc Riboud. Devenue iconique, l’image réactive la charge politique et poétique du motif floral : ici, la fleur devient geste, position, résistance.
Enfin, les œuvres de Barbara Steinman, artiste contemporaine canadienne lauréate du prix Paul-Émile Borduas, ainsi que l’iconique Odore di Femmina de Johan Creten, prolongent cette réflexion. À travers leurs pratiques, l’image ouvre des espaces d’attention et de suspension, portés par deux artistes au sommet de leur œuvre.